"Stretching" signifie "étirement" en anglais.

Il existe deux grands types de stretching :

1. Le stretching californien

Le stretching californien est couramment pratiqué dans les salles de gymnastique. Il propose un étirement segmentaire des muscles, c’est-à-dire le travail d’un muscle après l’autre. On choisit, par exemple, d’étirer ses jambes et ensuite son dos. Les bases d’un cours de bonne qualité sont les suivantes :
• Le professeur doit faire attention au placement de chacun, il est nécessaire, pour un certain nombre de mouvements, d’être positionné dans l’axe de la colonne, la tête légèrement en arrière et le ventre un peu rentré.
• Il faut tenir compte de la respiration. Effectuer les étirements sur l’expiration permet d’amplifier l’activité volontaire d’étirement, car le souffle dure plus longtemps que l’inspiration. Il est regrettable que dans de trop nombreuses salles de gymnastique la respiration soit escamotée et qu’il soit impossible de «travailler» correctement, et de se détendre vraiment.

 

2. Le stretching postural

Le stretching postural ® a été mis au point dans les années 60 par Jean-Pierre Moreau, kinésithérapeute qui préparait des athlètes de haut niveau. Il rend souple et tonique. Les muscles de posture, c’est-à-dire ceux qui permettent de soutenir le corps debout, sont situés en profondeur. Le stretching postural ® les sollicite tout particulièrement, notamment les muscles du dos. Ses effets sont musculaires, respiratoires (liés à la ventilation des muscles pendant l’effort) et circulatoires (l’effet de pompe contraction-relâchement du muscle brasse le système veineux). À l’adulte, il apporte donc tonicité musculaire, souplesse, meilleure immunité, équilibre. Il permet de libérer les tensions nerveuses. Il est recommandé aussi pour les scolioses, lordoses, hyperlordoses, cyphoses (même les hernies discales) et tous les problèmes de dos. Enfin, « l’enracinement dans le sol rend la personne davantage consciente de sa vie intérieure et aussi plus ouverte à l’extérieur, donc plus communicative ». Il concerne aussi l’enfant, notamment pour les troubles psychologiques : angoisses, peurs… Les séances sont alors moins longues. Le stretching postural® alterne postures toniques d’auto-étirement et postures de relâchement. « Les premières sont à la recherche d’un placement du corps par le jeu d’étirements, de contractions musculaires profondes, d’équilibre, de respiration. Les secondes sont à la recherche d’un relâchement complet du corps ». Pendant la posture, le participant pratique la « petite respiration » qui mobilise un petit volume d’air. Elle consiste à expirer en prononçant un petit « oui » et à inspirer de façon courte. Elle est inversée par rapport à la respiration physiologique, dans la mesure où l’expiration y est active et l’inspiration semi-réflexe, passive.Ce stretching rassemble ainsi de nombreuses postures (voir deux exemples ci-dessous). Au cours d’une séance, la personne se place dans l’axe de la colonne vertébrale. Puis elle engage sa « petite respiration », qu’elle poursuivra jusqu’au bout de la posture. Cela commence par une « mise en éveil », par exemple : fléchissement des poignets, des pieds, allongement de la nuque. Cela se poursuit par la posture proprement dite : une poussée, un glissé, ou une traction…Dans le cas d’un « stretching de tonification », la personne effectue un allongement et une contraction des muscles profonds. Dans le cas d’un « stretching tonique d’allongement », elle effectue un allongement des muscles. Ensuite, elle souffle et se relâche. Enfin, elle engage une grande respiration pour se détendre. Par rapport au stretching californien, le stretching postural ® présente des avantages : « Ses étirements sont progressifs et non par à-coups, ce qui préserve davantage les fibres musculaires. De plus, il est global. En effet, l’étirement segmentaire et par à-coups entraîne parfois à trop solliciter un muscle et des accidents de type claquage peuvent se produire », souligne Lise Dambrin, kinésithérapeute méziériste et ostéopathe.

(attention : image de 2 Mo)

Liens intéressants :

Petit guide du stretching

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